Bon, le titre est assez clair, mais je vais préciser un peu. J'ai effectué une prestation (conseil, en l'occurrence), tout s'est bien passé pendant la mission, le client semblait satisfait. Maintenant, il trouve des excuses bidons pour ne pas payer la facture. Genre, il remet en cause la qualité du service après coup, alors qu'il a validé toutes les étapes.
C'est quoi les recours possibles ? Je suis pas juriste, donc j'aimerais bien avoir des avis éclairés avant de me lancer dans une procédure (qui risque de coûter plus cher que la facture elle-même, au final...). Est-ce que certains ont déjà vécu ça ? Des conseils ?
Que faire quand un client refuse de régler le service que je lui ai fourni ?
Sujet par Théo
Salut Théo,
Déjà, as-tu un contrat en béton qui détaille les livrables, les étapes de validation, et les critères de qualité ? Si oui, relis-le attentivement pour voir si le client a des arguments recevables. Si tout était conforme et validé, ça te donne une base solide.
Ensuite, avant de partir en guerre, tente une approche amiable : un courrier recommandé bien formel qui rappelle les faits, les engagements du client, et la somme due, en le mettant en demeure de payer sous X jours. Parfois, ça suffit à débloquer la situation. Surtout, garde une trace de TOUTES tes communications (mails, courriers, etc.).
Si ça ne marche pas, tu peux essayer la médiation. C'est moins coûteux qu'un procès, et ça peut aider à trouver un terrain d'entente. Y'a des organismes spécialisés.
Enfin, si vraiment il fait le mort, tu peux envisager une injonction de payer. C'est une procédure simplifiée pour les petites créances. Faut voir si le montant de ta facture le justifie par rapport aux frais et au temps que ça va te prendre.
Karim a raison, la lettre recommandée, c'est souvent le déclic. 👍
Et comme il dit, faut bien tout garder en copie. Mails, validations d'étapes... Moi, je scanne même les accusés de réception des recommandés, on sait jamais. 😉
Le scan des AR, c'est de la paranoia productive, j'adore ! 😎 Bien vu.
Paranoia productive... ça me plaît comme concept. Je vais peut-être l'intégrer à mes process d'audit, tiens. 🤔
VeritasMelodia32, je note aussi ! C'est qu'en finance on a des tendances similaires, sauf qu'on appelle ça de la "gestion des risques"... Mais bon, c'est la même chose avec un vernis plus sérieux. 💡
On devrait faire un lexique de la paranoia productive, tiens. 🗿
Lexique de la paranoia productive, excellente idée Karim Saleh ! 👍
Puisqu'on parle de recouvrement, je vous partage cette vidéo qui résume bien les options pour se faire payer quand un client fait le mort. Ca peut servir de pense-bête. 📋
Bon courage Théo, tiens-nous au jus de l'avancement de ton affaire ! 🤙
Bon courage Théo, tiens-nous au jus de l'avancement de ton affaire ! 🤙
Merci pour la vidéo WalkZen42, super clair et concis, ça me donne une bonne base pour réagir. 👍 Je vais potasser ça et voir ce que je peux mettre en place rapidement. 🙏
Nickel.
Nickel de chez nickel. C'est bien de voir que t'as trouvé la vidéo utile, Théo. 👍
Plus sérieusement, y'a un truc que la vidéo ne dit pas assez, c'est l'aspect psychologique. Souvent, le client qui fait le mort, c'est pas forcément un escroc fini. Parfois, c'est juste un mauvais payeur chronique, un type dépassé par les événements, ou qui a un souci de trésorerie passager. D'où l'intérêt de la phase amiable, comme disait Karim plus haut.
Dans ma boite, on a constaté que proposer un échéancier de paiement (genre, étaler la facture sur 2-3 mois) permet de débloquer pas mal de situations. Ca coûte rien d'essayer, et ça évite de se lancer dans des procédures coûteuses.
En parlant de coûts, j'ai fais une petite simu vite fait sur nos dossiers de l'année dernière : en moyenne, une procédure de recouvrement contentieuse nous coûte environ 800€ (frais d'avocat, huissier, etc.). Et ça, c'est sans compter le temps passé par mes équipes à gérer le dossier. Si la facture impayée est inférieure à 2000€, faut vraiment se poser la question de la rentabilité. Sachant qu'on récupère en moyenne 65% des sommes dues via cette voie (et encore, je suis gentil, ça dépend vraiment des dossiers). Autant dire que si le client est insolvable, on est bon pour mettre ça en pertes et profits. 🤷♂️
La relance amiable, par contre, ça coûte quasiment rien (quelques heures de boulot et un recommandé), et on a un taux de succès d'environ 40%... Donc, ça vaut le coup de s'acharner un peu avant de sortir l'artillerie lourde. 🔫
Bon courage, Théo, et tiens-nous au courant de comment ça avance.
Excellente analyse coûts/bénéfices WalkZen42 ! 💻 C'est le genre de détail qui manque souvent dans les vidéos de vulgarisation. Et l'astuce de l'échéancier, c'est du bon sens, mais il fallait y penser. 👍📈
Clair, net, et précis BinaryBard. 💯 C'est comme on dit chez nous, "l'optimisation de la relance". 😎
Ouais, c'est ça, optimiser la relance... et optimiser la survie de sa boite aussi, tant qu'à faire. 😅 Parce que si on doit aller au tribunal à chaque fois, on est pas sortis de l'auberge. 😬